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Dans ces photographies, Hervé Guibert nous rappelle non seulement
sa passion pour la photographie, mais aussi le fait que, depuis plus de
dix ans, elle a accompagné en complice la création de son
oeuvre littéraire. Hervé Guibert est devenu, comme dans
ses livres, son propre sujet. Le jeune homme aux boucles blondes s'est
amaigri depuis qu'il est malade du Sida, mais son visage transformé
qu'il photographie simplement, avec courage et sans effet, est toujours
d'une beauté étincelante. Si la photographie est un perpétuel
autoportrait, l'ensemble de l'exposition n'est que photographie, dans
ce qu'elle a de plus intangible et de plus essentiel.. |
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