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IMAGES
DE GUERRE
Quand l’information et le pouvoir se mélangent par influences réciproques
ou lobbies performants, quand on s’interroge sur le statut de l’image dans
les médias, la traque du réel pour s’approprier la « vérité vraie » s’avère
indispensable ; car l‘ émotion et l’impression visuelle produites sont encore
plus fortes avec des photographies vraiment fausses mais quasi-parfaitement
vraies. J’introduis le mouvement dans des images fixes pour signifier l’émotion
face à l’événement, l’image floue partiellement « inachevée » participe à
la re-création de l’image dans la tête du spectateur, re-formalise l’évènement
avec l’information déjà reçue et la légende guide cette reconnaissance de
l’image. C’est un document historique qui est présenté et non une simple photographie,
un document prouvant le « ça a été », même s’il faut l’interpréter pour le
retrouver, car la légende est nécessaire pour expliciter la réalité de l’image
face à la corruption des médias.. Dans le flux continu des images télévisuelles,
au milieu des différents évènements, il a fallu effectuer un « arrêt sur images
» pour réfléchir à la situation. En utilisant la représentation fixe d’une
image de mouvement il a été possible de représenter la guerre, les guerres
du Golfe, d’Afghanistan et d’Irak. Le caractère universel de ce type d’images
permettrait en changeant les légendes de couvrir malheureusement toutes les
guerres passées, présentes et à venir. Les notes d’humour plus ou moins noires
des légendes ne sont présentes que pour endurer l’horreur. Didier
De Nayer |