Benoît Hazard

Benoit Hazard

Pour ce voyage, il serait tentant de sortir le symbole taoïste du ying et du yang, s’il n’avait pas déjà beaucoup servi. Le vrai travail aujourd’hui est ailleurs. Il est nécessaire, à Benoît Hazard de trouver un espace mouvant au-delà du mouvement créer par la dualité des choses, un arrière-monde-flottant, un lieu de la disparition, une continuité de surface. Dans la maison traditionnelle japonaise, entre le «dedans» et le «dehors», il y a un espace ambiguë : l’ «engawa», une personne assise là, vu de l’intérieur aura l’impression d’être à l’extérieur, et vue de l’extérieur aura l’impression d’être à l’intérieur. L’ «engawa» est plus qu’un symbole, il est cet espace inconnu et dangereux où Basho s’était «exilé» pour écrire et échapper à toutes classifications. Il est ces berges, chargées négativement, théâtre des exécutions, où le Kabuki a pris naissance. Il est tous ces lieux interlopes, de la marge, quartiers des prostituées où les prêtres, incarnant des dieux pendant les fêtes, étaient assignés à résidence…
Benoit Hazard
Benoit Hazard

Né en 1956 en France En 1975, après ses études en Ecole d’architecture, il part en Indochine. En 1980, il séjourne en Australie et enseigne la photographie. Cette même année en Nouvelle Calédonie, il s’occupe de la section photo du journal local. En 1990, à la suite de sa participation à la réalisation de films chinois à Hong-Kong, il documente les travaux routiers et forestiers à Nagano pour le gouvernement. Il étudie le théâtre. En 1996, il revient du Japon et réside à Toulouse.