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Pour
ce voyage, il serait tentant de sortir le symbole taoïste du ying
et du yang, s’il n’avait pas déjà beaucoup servi. Le vrai travail
aujourd’hui est ailleurs. Il est nécessaire, à Benoît Hazard
de trouver un espace mouvant au-delà du mouvement créer par la dualité
des choses, un arrière-monde-flottant, un lieu de la disparition,
une continuité de surface. Dans la maison traditionnelle japonaise,
entre le «dedans» et le «dehors», il y a un espace ambiguë : l’ «engawa»,
une personne assise là, vu de l’intérieur aura l’impression d’être
à l’extérieur, et vue de l’extérieur aura l’impression d’être à
l’intérieur. L’ «engawa» est plus qu’un symbole, il est cet espace
inconnu et dangereux où Basho s’était «exilé» pour écrire et échapper
à toutes classifications. Il est ces berges, chargées négativement,
théâtre des exécutions, où le Kabuki a pris naissance. Il est tous
ces lieux interlopes, de la marge, quartiers des prostituées où
les prêtres, incarnant des dieux pendant les fêtes, étaient assignés
à résidence…
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